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Tic, tac, tic, tac : l'heure d'été a sonné ! Une heure de sommeil en moins pour une heure d'ensoleillement en plus
Vous ouvrez le journal en cette paisible matinée. Les premières lignes de cet article mentionnent « l'heure d'été ». Un regard à votre poignet gauche : les aiguilles de votre montre indiquent 11 h. Erreur, il est déjà midi ! À deux heures du matin, cette nuit, le temps s'est subitement accéléré pour afficher 60 minutes de plus au cadran. Ceux qui ont eu la présence d'esprit d'avancer leur réveil hier soir ont malheureusement dormi une heure de moins.
Fatigués, décalés, déréglés ? Rassurez-vous, les effets secondaires ne sont que passagers.
Chaque année, réfractaires au dérèglement temporel et aficionados des longues soirées d'été éclairées se contredisent quant à la réelle utilité du passage à l'heure d'été. Alors ce changement est-il mauvais pour notre horloge biologique ? Tentative de réponse.
Complainte récurrente au lendemain du changement d'heure : les troubles du sommeil. Gérard Haissat, médecin généraliste, n'est toutefois pas persuadé de cet effet néfaste. « Ça peut gêner pendant une huitaine de jours mais ce n'est pas comme un décalage horaire de huit heures. Et ce n'est pas comme les gens qui travaillent la nuit et qui décalent complètement leur cycle ». Car, en effet, c'est avant tout une histoire de rythme.
La lumière : thérapie naturelle
D'après le docteur Paul Meekel, qui s'est penché sur la question des troubles du sommeil, les personnes peuvent éprouver « une plus grande fatigue car leur rythme veille-sommeil est un peu décalé. Mais cela reste modeste et on se recale au bout de quelques jours car le plus difficile, c'est l'adaptation initiale », relativise-t-il.
Inutile donc de s'alarmer, l'horloge interne se met à l'heure automatiquement.
L'allongement des journées, accentué par le passage à l'heure d'été, aurait même un effet thérapeutique sur les états dépressifs dits saisonniers. « Il paraît évident que nous nous sentons mieux car la lumière a un effet profond sur l'amélioration de l'humeur et de l'énergie », constate Daphné Leriche, psychologue.
La traite n'attend pas
Qu'en est-il du côté de nos amis les bêtes et notamment les vaches, dont les mamelles sont réglées comme des coucous suisses et dont la traite n'attend pas.
Inutile de chercher midi à quatorze heures : c'est l'éleveur qui s'adapte. « Les vaches ne sont pas trop perturbées car ils décalent la traite de dix minutes par jour pendant une semaine. Si c'était fait de manière brutale, il pourrait y avoir une moindre production », explique le vétérinaire Selim Belkilani.
Résultat pour Denis Hunin, éleveur, « le réveil sonne un peu plus tôt. » Perturbé quelque temps dans l'organisation de son travail, Denis Hunin avoue toutefois préférer l'heure d'été. « Ce sont des horaires plus convenables car l'hiver, on travaille toujours dans le noir ».
Le passage à l'heure d'été n'est finalement qu'une question d'adaptation. Et le seul risque que vous encourez est d'arriver en retard au travail lundi matin si vous n'avez toujours pas mis vos pendules à l'heure…
L'horloge interne se met à l'heure automatiquement

